Page:Goethe - Le Renard, 1861, trad. Grenier.djvu/83

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CINQUIÈME CHANT.


Écoutez maintenant la ruse du renard et le détour qu'il prit pour cacher ses méfaits et nuire à autrui. Il inventa un abîme de mensonges, insulta à la mémoire de son père, accusa par une atroce calomnie le blaireau, son ami le plus honnête, qui l'avait constamment servi; il se permit tout cela pour donner créance à son récit et se venger de ses accusateurs.

«Mon père, se mit-il à dire, avait été assez heureux pour découvrir dans le temps, par des moyens mystérieux, le trésor du roi Eimery le Puissant; mais cette trouvaille ne lui porta pas bonheur; car sa grande fortune lui fit perdre la tête; il ne vit plus que quatre de ses pareils et se mit à mépriser ses compagnons: il chercha plus haut ses amis. Il envoya Hinzé le chat dans les Ardennes pour chercher