Page:Gogol HalperineKaminsky - Veillees de l Ukraine.djvu/11

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tourner ! Vous en trouverez deux dans ce livre.

Il ne portait jamais la soutane de coutil que vous voyez chez nombre de sacristains de village ; et si même vous rentriez chez lui pendant la semaine, il vous recevait toujours en robe de drap fin couleur gelée de pommes de terre, et qu’il payait à Pultava jusqu’à six roubles l’aune. Personne n’aurait pu dire, dans tout notre hameau, que ses bottes sentaient le goudron[1]. Chacun savait, au contraire, qu’il les nettoyait avec la meilleure des graisses que certain moujik mettrait volontiers dans sa soupe. Personne n’aurait dit non plus qu’il se mouchait avec le pan de sa robe comme le font certains autres de sa profession. Il retirait de sa poitrine un mouchoir blanc proprement plié, brodé tout autour de fil rouge et, après avoir fait ce qu’il était nécessaire, le repliait de nouveau en douze carrés et le remettait dans sa poitrine.

  1. Les paysans Russes enduisent leurs bottes de goudron.