azurés sortant des basses vapeurs d’une Méditerranée.
La route commençait à monter, et un venticello venant de la mer apportait sa fraîcheur aux voyageurs. Des haies de roses, des paysans portant des roses aux oreilles, annonçaient Albano : le voiturier en traversait au grand trot les rues aux maisons d’un gris de cendre ; puis il s’engageait dans la Galerie, le chemin en corniche sur le dévallement des champs d’oliviers, où, sous la voûte d’arbres séculaires faisant l’ombre d’une forêt, d’étroites percées montraient, à l’infini de la vue, une poussière de lumière marine.
Et bientôt s’ouvrait, dans un mur crénelé, la large et unique rue de Castel-Gandolfo, ayant au fond le palais du Pape et son balcon de bénédiction, la rue avec ses maisons jaunes, ses jupes rouges de femmes, son pullulement de marmaille sur des marches d’escalier, ces trous étranges, ces portes, ces fenêtres de bâtisses écroulées ouvrant à vide sur des morceaux de bleu, — qui