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Page:Goncourt - Madame Gervaisais, 1869.djvu/188

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sont le bleu du lac, et qu’on prendrait pour le bleu du ciel renversé.


XLV

Il y a à Castel-Gandolfo un endroit abandonné, un coin désert où personne ne passe, une place inanimée, muette, où des gamins jouent à la marelle italienne, au filo molino, une terrasse à parapet de terre et de pierre d’où roulent à pic dans le lac des pentes d’arbres et d’arbustes, diminuant à l’œil dans la descente et ne semblant plus tout au bord de l’eau que des tiges de graminées. C’est au chevet de l’église, une église montrant l’oubli et la décrépitude des siècles sur son fronton effacé, ses fenêtres bouchées, son balcon descellé d’où pend un morceau de grille, sa grande porte pourrie, son vieux plâtre mangé par les mousses jaunes. De chaque côté se pressent, délabrées, lépreuses