Page:Gourmont - La Belgique littéraire, 1915.djvu/80

La bibliothèque libre.
Aller à la navigation Aller à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
74
LA BELGIQUE LITTÉRAIRE

Visiteuse est un des plus beaux que je connaisse :

Et maternellement, comme l’eût fait ma mère,
Après m’avoir parlé quelque temps du bon Dieu,
La chère me dira : « Veux-tu dormir un peu ? »
Et, content de rêver, je clorai ma paupière.


Il y a plus de sourires dans la poésie de Fernand Séverin, qui nous vint des environs de Namur et la tristesse n’y dépasse point la mélancolie. La philosophie y est plus douce et peut-être plus sage, mais qu’est-ce que la sagesse ? J’en dirais autant des poèmes de M. Fontainas, où le détachement alterne avec un goût décidé de la vie, mais je ne le dirais pas des poèmes de M. Mockel, qui est plutôt un chercheur de rythmes, un artiste délicat qu’un amateur de sentiments.

Et je n’ai parlé ni de Thomas Braun ni de Ramaeckers, de Victor Kinon poètes