Page:Gourmont - Une nuit au Luxembourg, 1906.djvu/56

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


Sous un berceau vert, des fauteuils rustiques étaient rangés autour d’une table lourde en bois équarri. Une jatte de lait, des tasses à fleurs, du pain bis, des fraises : c’était virgilien. La petite effeuilla, dans le lait où elle jeta les fraises, une rose rouge.

LA PETITE

Ce sont mes lèvres. Je vous donne mes baisers.

Elle rougit beaucoup en disant cela, cependant que sa grande amie l’attirait dans ses bras et baisait ses yeux.

Quand nous eûmes commencé de prendre ce repas matinal, mon ami, sans plus s’occuper des jeunes femmes, renoua la conversation que leur arrivée avait interrompue.