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SALVINI — SALZBOURG

SALVINI (Salvino), littérateur italien, né à Florence en 1667, mort le 29 nov. 1751. frère du précédent. Il lit ses études à Pise. Devenu membre de l’Académie delà Crusca, il en écrivit l’histoire qu’il publia sous le titre de Fasticonsolari délia Accademia Fiorentina (Florence, 1717). Nommé chanoine de la cathédrale de Florence, il employa le reste de sa vie à recueillir sur l’histoire de ce chapitre des documents qu’il ne put mettre en œuvre. On a de lui, outre les Fasti, des sonnets recueillis sous le titre de Componiment ipoetici toscani (Florence, 1750), une oraison funèbre de Jean-Gaston 1 er , grand-duc de Toscane (Florence 1738), et d’autres compositions littéraires insérées dans le Ginmale dei letterati d’Italia ou mises comme préface à d«s éditions de classiques. Bibl. : Elogi deqli uomini illustri toscani, vol. IV. — Bindo Pkru/.zi, dans les Memorie di varia erudizionc délia Societa Colombarla., t. II.

SALVINI (Tommaso), célèbre acteur italien, né à Milan le 1 er janv. 18*29, engagé à quatorze ans, dans la troupe de F. -A. Bon, et plus tard dans celle de Domeniconi où il trouva son illustre émule la Ristori. Après six ans de retraite, il joua à Florence (1861-67), puis forma une troupe avec laquelle il fit une tournée en Europe et en Amérique. Ses succès furent éclatants, grâce à une force d’expression intérieure et à un jeu idéaliste qu’on opposait au réalisme de Rossi. Ses principaux rôles furent l’Êgisthe de la Mérope d’Alfieri, Paolo dans Francesca deliimini, les héros de Corneille, Voltaire, Shakespeare, etc. Il a laissé un volume de Ricordi, aneddoti ed impressioni (Milan, 1895).

SALVINIA (Bot.). Genre de Filicinées, de l’ordre des Hydroptérides, constituant avec le genre Azolla la famille des Salviniacées, plantes privées de racines, mais dont la tige flottante (et se détruisant peu à peu par sa partie inférieure) est pourvue de feuilles absorbantes qui en remplissent l’office. Au niveau de chaque nœud émergent trois feuilles. Les deux supérieures ovales ou à court pédicelle s’élèvent dans l’air au-dessus du milieu aquatique, l’autre est submergée, couverte de poils absorbants. La portion différenciée de la base des feuilles forme les sporanges (micro et macrosporanges) en se reployant et en constituant une capsule entièrement close (sporocarpe Van Tieghem) et un peu aplatie. La paroi des sporanges brunit en vieillissant. A l’automne, quand le végétal meurt, les sporocarpes se séparent, et, au printemps, après destruction de leur paroi, ils flottent sur l’eau, au milieu d’une substance gélatineuse aérée qui les maintient à leur surface et au sein de laquelle germent les microsporanges, en poussant un tube dont la cellule terminale se partage en cellules unies donnant chacune un anthérozoïde spirale. Le gros noyau de la macroscope produit, en se cloisonnant, le prothalle femelle sous forme de tricorne qui donne en des points déterminés plusieurs archégones. Les oosphères ont leur extrémité inférieure tournée vers l’avant du prothalle, et c’est en ce point que la cellule terminale de la tige de l’embryon se" rencontre aussi ultérieurement. SALVIUS Julianus, jurisconsulte sabinien du n e siècle de l’ère chrétienne, à la [fois célèbre par son activité doctrinale et par la décision d’Adrien qui lui confia le soin de codifier l’édit prétorien (V. Eiut, t. XV, p. 565 ; Droit prétorien). Une inscription découverte en Tunisie en 1899, par laquelle il faut rectifier toutes ses biographies antérieures, a fait connaître pour la première fois son nom complet qui était : L (ucius) Octavius Cornélius P. /’. Salvius Julianus JEmilianus. D’après la même inscription, il a parcouru la carrière des magistratures en étant successivement décemvir stlitibus judicandis, questeur du prince sous Adrien, tribun de la plèbe , préteur, préfet de l’yErarium Saturni et de l’/Erarium militaire, consul, curator œdium sacrarum, légat d’Antonin le Pieux en Germanie inférieure, légat de Marc-Aurèle et L. Verus en Espagne citérieure, et proconsul d’Afrique sous les mêmes empereurs. Il doit encore avoir été ensuite consul pour la seconde fois avant de mourir sous le même règne. L’inscription, qui réfute, en faisant connaître son prénom, la conjecture qui l’identifiait au consul de 148, P. Salvius Julianus, nous laisse toujours ignorer à quelle date et en quelle qualité il a procédé à la codification de l’édit. Mais elle atteste qu’il était déjà célèbre comme jurisconsulte à l’époque où il fut questeur du prince sous Adrien, qui doubla pour cette raison ses émoluments. Il nous apprend lui-même qu’il était l’élève de Javolenus, et il a été, en face de son contemporain le Proculien Celsus, l’un des jurisconsultes les plus féconds en créations de doctrines juridiques nouvelles. Ses principaux ouvrages sont des libri ad Vrseium et ad Minicium écrits sous Adrien, un liber singularis de ambiguitatibus, et surtout ses Digesta en 90 livres, suivant, pour les 58 premiers, le plan de l’édit, et traitant dans les 32 derniers les autres matières, commencés sous Adrien, sous lequel le livre 6 a été écrit avant le sénatus-consulte Juventien de l’an 129, et terminés après l’avènement d’Antonin le Pieux, duquel un rescrit est invoqué au livre LXIV. On peut, en outre, citer, comme un véritable ouvrage de Julien, les quœstiones d’Africain, dans lesquelles Cujas avait déjà discerné que le personnage anonyme, dont les décisions sont rapportées à la troisième personne, n’est autre que Julien. L’influence de Julien a été considérable sur les jurisconsultes des temps postérieurs, parmi lesquels Marcellus, Scievola et Paul ont donné des éditions annotées de ses ouvrages, et le Digeste de Justinien ne contient pas beaucoup moins d’un millier de citations directes et indirectes de ses ouvrages, auxquelles il faudrait encore ajouter plus d’une centaine d’extraits des questions d’Africain. P. -F. Girard. Bibi.. : II. Hum., Salvius Julianus, 1886, I (seul paru). — P. Krueger, Histoire des sources du droit romain, trad. Brissaud.1894, pp. 222-226. — Prosopographiaimperii Romani, 1897-1898, lit, pp. 164-165, n’ 102. — Gauckler, Comptes rendus de l’Académie des inscriptions, 1899, pp. 366-374.

— Fragments conservés sous les noms de Julien ou d’Africain dans O. Lenel, Palingenesia juris civilis, 1888-89, I, pp. 317-500 et. 9-36.

SALVIZI N ET. Com. du dép. de la Loire, arr. de Montbrison, cant. de Feurs ; 539 hab.

SALY (Jean-François-Joseph), sculpteur français, né à Valenciennes (Nord) en 1717, mort à Paris en 1776. Elève de Pater, Gilis et Coustou, l’Académie royale lui ouvrit ses portes en 1751 ; en 1754, il obtint le poste de directeur de l’Académie de peinture de Copenhague et se fixa au Danemark ; il revint à Paris en 1775. Il a laissé des œuvres nombreuses qui révèlent un talent robuste, un art correct, mais froid ; nous citerons : Samson renversant les colonnes du temple, David présenté à Saiil, Faune portant un chevreau, Statue équestre de Frédéric Y, érigée à Copenhague, Statue de Louis XV, érigée à Valenciennes en 1752, et détruite pendant la Révolution, etc. Jules Mazé.

SALYTHOL (Chim.) (V. Phénol, t. XXVI, p. 627). SALZA. Com. du dép. de l’Aude, arr.de Carcassonne, cant. de Mouthoumet ; 108 hab.

SALZACH. Rivière d’Autriche, affl. dr. de I’Inn, 226 kil. de long. Descendant de la Salzachscharte vers l’E., elle parcourt le val de Pinzgau, reçoit lee torrents dévalant des Hohen Tauern (dont le principal passe à Gastein), passe à Mittersill. à Bruck, à Saint-Johann, où elle tourne au N., traversant par Bischofsofen et Werfen la plaine du Pongau, puis le défilé de Lueg, reçoit à Golling la Laminer (dr.), devient navigable à Hallein, reçoit à Salzbourg la Saalach (g.). Elle entre alors en plaine, forme de nombreuses iles et, à partir de Freilassing, sert de frontière entre la Bavière et les provinces autrichiennes de Salzbourg et Haute-Autriche. SALZBOURG (lat. Juvavum). Ville. - Ville d’Autriche, ch.-l. du duché de ce nom, sur les deux rives de iaSalzach (ait., 420 m.) ; 27.244 hab. (en 1894). C’est une des villes les plus pittoresques d’Europe. Le quartier ancien est sur la rive gauche, entre la rivière et la colline du Mœnchsberg (502 m.) prolongée par celle du Chà™