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ZUCCAKO — ZURBARAN

ZUCCARO ouZUCCHERO (Federico), peintre italien, né en 1542, mort à Ancône en 1609, frère du précédent. Il suivit les leçons de son frère, et se lit connaître à Rome par d’estimables peintures. De là il se rendit à Florence, où il peignit un Lucifer, de dimensions colossales, et des ligures hautes de 50 pieds pour la grande coupole de la cathédrale. De retour à Home, il se vit conlier encore quelques travaux importants, mais il se fit des ennemis qui l’obligèrent à quitter la ville. Zuccaro se vengea par son tableau de la Calomnie, dans lequel il avait représenté ses accusateurs avec des oreilles d’àne. Puis il parcourut la Flandre, la Hollande, l’Angleterre, et revint encore à Rome où il rentra en grâce auprès du pape. Un nouveau voyage le conduisit en Espagne, et la faveur de Philippe II lui valut une riche pension. A dire vrai, ce fut plutôt au charine de ses manières et à l’agrément de sa conversation qu’à l’originalité de son talent [que ce peintre avait dû ses succès. Vers la fin de sa vie, il reçut le titre de prince de l’Académie de Saint-Luc G. C.

ZUDAUSQUES. Com. du dép. du Pas-de-Calais, arr. de Saint-Omer, cant. de Lumbres ; 477 hab. ZUG. Le plus petit des cantons suisses, borné par les cant. de Zurich, Schwytz, Lùçerhe et Argovie ; 239 kil. q. ; 25.045 hab. (en 1900) de langue allemande professant la religion catholique. Ce pays qui fait partie du plateau suisse a un climat très doux ; le châtaignier y prospère. La principale rivière est la Lorze. Il y a un lac, le lac deZug, 13 kil. 1/2 de longueur et 4 1/2 de largeur, dans lequel on pèche un poisson très renommé. Le cant. de Zug est un grand verger qui produit énormément de fruits ; il fait une exportation importante de pommes et d’eau de cerises. L’industrie y a pris un assez grand développement ; on y trouve des tissages de soie et de coton, des labriques de papier et un grand établissement de lait condensé. Le chef-lieu est Zug, jolie petite ville, située au bord du lac ; 6 597 hab. ; école industrielle et gymnase ; plusieurs couvents et églises ; arsenal intéressant* Le cant. de Zug est une démocratie représentative avec référendum. Le pouvoir législatif est exercé par le Grand Conseil, l’exécutif par un conseil d’Etat de sept membres, élus par le peuple, et le pouvoir judiciaire par la cour d’appel composée également de sept membres élus par le Grand Conseil. Le budget de l’Etat est à peu près de 1/2 million. Le pays de Zug était au moyen âge une possession des ducs d’Autriche, qui en avaient fait jusqu’à un certain point leur base d’opération contre la ligne des Waldstetten. Pour ce motif, ceux-ci s’en emparèrent et l’admirent dans leur alliance (1352).

ZUIDERZÉE. Golfe des Pays-Éàs{Y. ce mot, p. 162). ZU LIA. Fleuve de Colombie et de Venezuela (V. ces mots). — Kta t du Venezuela, qui enveloppe le golfe de Maracaibo ; 157.800 hab. en 1894. Région tropicale humide et fiévreuse, très boisée. Cap. Maracaibo. ZULLICHAU. Ville de Prusse, district de Francfortsur-l’Oder ; 7.561 hab. en 1893. Le 23 juil. 1759, les Russes de Soltikov y battirent les Prussiens. ZULPICH. Ville de la Prusse rhénane, district de Cologne, sur le ch. de fer de Diiren à Euskirchen ; 2.000 hab. C’est l’ancienne ville romaine de Tolbiacum, du pays des Chiens, au croisement de voies romaines vers Trêves, Reims, Cologne, Xanten, etc. Les rois francs y résidèrent. U est très douteux que ce soit en ce point que Clovis remporta sa grande victoire de 496 sur les Alamans ; Thierry, roi de Bourgogne, y vainquit son frère Théodebert, roi d’Auslrasie (612). Au x e siècle, Zulpich passa aux mains de l’archevêque de Cologne. ZULULAND (V. Zoui.oul

d).

ZUNIALA-Cakrkcli |(Tomâs), général espagnol, né à Ormaiztegui (Guipuzcoa) le 29 déc 1788, mort à Cegama (Biscaye) le 25 juin 1833. Etudiant en droit à Pampelune en 1808, il s’engagea comme volontaire pour combattre les Français, se fit remarquer, au cours de la guerre de l’Indépendance, par sa bravoure autant que par ses talents militaires, parvint au grade de capitaine en 1813,futdestituécomme ultra-royaliste en 1822 parle gouvernement constitutionnel, prit peu après du service dans l’armée de la Foi et, après le rétablissement de l’absolutisme, devint lieutenant-colonel (1825), puis colonel. Son dévouement à don Carlos lui valut d’être mis en disponibilité un peu avant la mort de Ferdinand VII (1833). Il refusa de reconnaître la reine Isabelle et, dès le mois d’oct. 1833, organisa dans les provinces basques des bandes carlistes qni grossirent rapidement, et à la tète desquelles il tint en échec pendant près de deux ans, d’abord les généraux Saarsfield, Valdès, Quesada, Rodil (1833-34), puis le vieux guerrillero Mina, qui renonça bientôt à la lutte (1834), enfin, pour la seconde fois, le général Valdès (avr. 1835). Sa parfaite connaissance du pays, la rapidité de ses mouvements et son impitoyable énergie déconcertaient et intimidaient les troupes constitutionnelles, sur lesquelles il eût peut-être encore gagné du terrain s’il n’eût reçu, à l’attaque de Bilbao (15 juin 1833), une blessure qui parut d’abord légère, mais ne tarda pas à s’envenimer et à laquelle il succomba quelques jours après. A. D.

ZUMBO. Poste portugais du Mozambique, sur la r. g. du Zambi’ze, au confluent de la Louangoua, à 405 kil. 0. de Télé. Région très fertile.

ZUMBUSCH (Kaspar), sculpteur allemand, né à Herzebrock (Westphalie) le 23 nov. 1830. Elève de Halbig à Munich, il se fit Connaître par un buste du Roi Louis II ; son projet de monument au roi Maximilien fut adopté peu après. A partir de ce moment, il produisit ungrandnombre d œuvres : statue du Comte Rumjhrd, à Munich ; tombeau du Prince Auguste de Prusse (château de Bellevue, à lierlin) ; monument commémoratif dis la guerre, à Àugsbourg. Nommé professeur à Vienne, il exécuta dans cette ville une statue de Beethoven (1880), le monument de Marie-Thérèse, etc. Il a aussi, pour satisfaire à un caprice du roi Louis II de Bavière, sculpté toute une série de statuettes de marbre représentant des héros des opéras wàgnériens.

ZUNI (Monts) (V. Etats-Unis, t. XVI, p. 537). ZUNTI. Famille d’imprimeurs italiens (V. Giunti). ZUNZ (Leopold), érudit juif allemand, né à Detmold le 10 août 1794, mort à Berlin le 17 mars 1886. Initiateur de la critique scientifique des écrits rabbiniques, il a publié : Die gottesdiènsuichen Vortrœge àêr Juden ( 1 832 ; 2 e éd., 1892) ; Die synagôgale Poésie des Miltelallers (1855) ; Die Hit us des synàjoyâlen Gotiésdiensies ( 1 839) ; Litteraturgesch. dersynâgôu Poésie (1 865), etc. ZURBARAN (Francisco de), peintre espagnol, né à Fuente de Cantos (Fstramadure) en 1598, mort à Madrid en 1663. Ses parents étaient d’humbles laboureurs et ne s’opposèrent point au désir d’être peintre que leur fils manifesta. On le conduisit à Séville, où il entra dans l’atelier de Juan de las Roléas. Grâce aux excellentes leçons de ce maitre, Zurbaran, d’ailleurs doué de dons innés pour la peinture, fit de si rapides progrès qu’on augura de bonne heure qu’il y avait en lui l’avenir d’un grand artiste. A peine comptait-il vingt-cinq ans nue le marquis de Malagon lui confiait l’exécution des neuf grandes compositions qui décorent la chapelle de saint Pierre dans la cathédrale de Séville. Il fit là ses preuves de puissant coloriste et se vit presque tout de suite chargé de la décoration du maitre-autel de l’église du collège des jésuites de Saint-Thomas-d’Aquin. Cette vaste composition, la plus grande qu’ait peinte Zurbaran, est considérée comme son chef-d’œuvre. Elle représente le Triomphe ou l’Apothéose de saint Thomas d’Âquin et fait partie aujourd’hui des ouvrages provenus du séquestre des couvents et conservés au musée de Séville. Zurbaran après avoir achevé cette Apothéose, qui fut très admirée, alla peindre ensuite une suite de compositions, empruntées à la vie de saint Jérôme, au couvent de Guadalupe. Il y rencontra ses modèles préférés et y metia cette vie monastique et aùs-