Page:Grave - L’Anarchie, son but, ses moyens.djvu/168

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affirmer avoir essayé de faire quelque chose pour pailler l'injustice sociale, pour calmer la souffrance, pour endormir les haines.

Mais lorsqu'on a fait la critique de ce qui existe, quand on a appelé de ses vœux une meilleure répartition des charges sociales, quand on a flatté, ne fût-ce qu'un seul jour, qu'un seul instant, les réclamations des déshérités, on devrait avoir la pudeur de se taire ; rien ne dit que ce n'est pas vous qui avez ouvert l'entendement de celui qui agit.

Lorsqu'on mange à son soûl alors qu'il y en a qui crèvent de faim ; lorsqu'on va bien vêtu quand il y en a qui sont couverts de loques ; lorsqu'on a du superflu quand il y en a qui, toute leur vie ont manqué de tout, on est responsable des iniquités sociales puisqu'on en profite.