Page:Grave - Les Aventures de Nono.djvu/148

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.



Ayant déterré un rognon de silex, et s’armant d’une autre grosse pierre ronde, il essaya de leur donner quelques notions de la façon dont on supposait que s’y prenaient nos ancêtres pour obtenir ces lames longues, minces et coupantes sur les bords, que l’on suppose avoir été des couteaux ; ces autres larges, presque quadrangulaires, que l’on désigne sous le nom de haches. Mais, malgré toutes ses tentatives, il ne réussit qu’à obtenir des spécimens bien imparfaits et bien informes comparés à ceux qu’ils avaient découverts.

Pourtant tels quels, cela suffit à donner aux enfants une idée du mécanisme de l’opération. L’imperfection des essais, leur expliqua Botanicus, provenait du manque d‘habitude. Les facilités de la vie actuelle nous ont tellement gâtés, que s‘il nous fallait revenir aux conditions d'existence de l’homme préhistorique, il nous faudrait déployer, pour faire ce qu’il faisait avec un cerveau rudimentaire, une somme énorme d’efforts et d’intelligence.

Plus loin, se dressait un dolmen. Botanicus