Page:Grave - Les Aventures de Nono.djvu/160

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tira une magnifique jumelle qu’il tendit à l‘enfant.

Celui-ci la porta à ses yeux. Il distingua d’abord une grande salle où étaient rassemblés une multitude d’enfants. On leur distribuait toutes sortes de friandises.

Puis, on les revêtait d’habits magnifiques ; on les faisait monter dans de belles voitures tirées par de jolies chèvres blanches que conduisaient de petits cochers coiffés de perruques poudrées, chaussés de grandes bottes à revers, couverts d’habits galonnés sur toutes les coutures.

Puis, on les faisait monter dans des voitures plus solides, c’était la plaine, la mer ; puis la montagne qu’ils grimpaient sur des mulets. Et puis des fêtes partout. On voyait qu'ils n’étaient occupés qu‘à se distraire.

Cependant Nono remarquait sur leur visage, par moments, un air de contrainte et d’ennui, qu’il ne connaissait pas depuis qu'il était à Autonomie.

Les scènes changeaient encore. Il voyait à