Page:Grave - Les Aventures de Nono.djvu/171

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.



Tourmenté par ses désirs, par le reproche de sa conscience — qui n’est pas une voix mise au dedans de nous par un dieu que l’on n‘a jamais vu comme l’affirment les prêtres, mais bien une opération de notre jugement qui nous indique que nous avons fait quelque chose qui n’est pas juste, — Nono resta taciturne jusqu’à l’arrivée à Autonomie, ne répondant que par monosyllabes à l’empressement de ses amis.

Il était donc dans un état très électrique, lorsqu’en dressant le couvert, il alla se buter contre un des membres d'un groupe moins lié avec le sien. La pile d’assiettes qu‘il tenait lui échappa des mains et se brisa à terre.

Quoique ce fût sa faute à lui, Nono, qui avait marché sans faire attention, l’autre ayant bien essayé de se garer, c‘était une trop bonne occasion d'épancher sa mauvaise humeur pour que Nono n’en profitât pas :

— Fais donc attention, animal ! » et, furieux, il lui détacha un coup de poing.

Le pauvre en resta si interloqué qu'il ne