Page:Grave - Les Aventures de Nono.djvu/223

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satisfait les deux petits qui écoutaient, ouvrant des yeux grands comme des portes cochères, pendant que la mère les attirait contre elle, les embrassant.

— Moi, aussi, fit Nono, chez mes parents j’étais tout le temps à me disputer avec ma sœur. Ça n'empêche qu’à Autonomie, personne n`avait envie de se disputer.

— Tout ça, mon garçon, fit le fermier, ce sont des idées folles. Si personne n'était forcé de travailler, tout le monde voudrait se reposer. Il faut des gens raisonnables pour mettre la paix parmi ceux qui ne le sont pas. Quand tu auras vécu ici, parmi les gens d'Argyrocratie, quand tu seras plus en âge de saisir les choses, tu comprendras qu’il ne peut en être autrement.

— C’était autrement à Autonomie, soupira Nono.

— Pourtant, not’maître, fit un des valets, si on s’en rapporte à nos anciens, qui le tiennent de leurs anciens, qui le tenaient eux-mêmes des leurs, il paraîtrait que la terre n’a pas toujours appartenu aux seigneurs ; qu’il y a eu