Page:Grave - Les Aventures de Nono.djvu/224

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une époque où elle appartenait à tous, que l’on s’en partageait les produits. En ces temps-là, les gens n’étaient pas forcés de travailler pour des maîtres rapaces. Ils pouvaient manger à leur faim.

— Des bêtises, des radotages de vieux, trancha le fermier. Avez·vous entendu parler de cela, père ? fit-il en élevant la voix, s’adressant au vieux qui, sous la cheminée, restait toujours silencieux.

Et comme le vieux secouait la tête en signe de dénégation :

— De tous temps, il y a eu des propriétaires et des fermiers qui ont pris soin de la terre, faisant vivre ceux qu’ils employaient. Si ça avait été comme tu dis, si les gens s'en étaient si bien trouvés, ils seraient restés comme ils étaient. Tout ça, ce sont des racontars de fainéants, qui voudraient vivre à ne rien faire.

— Ah ! moi, je ne sais pas, fit le valet. Je répète ce que j’ai entendu dire.

— Tu répètes alors des bêtises. Ça a été