Page:Grave - Les Aventures de Nono.djvu/233

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était brodée en noir, les ailes éployées, une chauve-souris, de l‘espèce vampire, comme celles qui avaient enlevé Nono d’Autonomie.

Le mur était séparé lui-même de la plaine par un large fossé plein d'eau. Le pont-levis sur lequel s’engageait Nono était commandé par une grande tour carrée, servant de poste aux hommes d’armes qui défendaient la porte. Une lourde herse de fer, levée en ce moment, était prête à s’abattre en cas de surprise.

En passant sur le pont, Nono vit une longue file de voitures chargées de denrées, et de toutes sortes de matériaux, qui stationnaient. Une paysanne qui marchait, deux paniers aux bras, fut accostée par deux êtres habillés de vert. Ils avaient un corps humain, mais ce corps était surmonté d‘une tête de fouine.

À vrai dire, était-ce bien une tête de fouine ? était-ce une tête humaine ? C'est ce que Nono aurait été fort embarrassé de décider. C’était l’une ou l’autre, selon la façon dont on les envisageait.

Ils fouillèrent dans les paniers qui conte-