Page:Grave - Les Aventures de Nono.djvu/235

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tance en distance. Ceux qui attendaient leur tour de prendre la faction étaient devant la porte du corps de garde, fumant, riant, jouant. Il y en avait de plusieurs sortes.

Parmi ceux qui montaient la faction, les uns étaient armés de longues piques. Un sabre suspendu à un baudrier pendait à leur côté. Une cuirasse de fer leur protégeait le buste, un casque surmonté d’une plume leur ombrageait la tête. Ce devaient être les vieilles troupes, ils avaient des moustaches grises.

Mais, chose curieuse, comme ceux qui fouillaient les passants, comme le remarquerait encore Nono, sur tous les types qu’il rencontrerait dans la ville, ces soldats avaient une double physionomie : humaine et animale. À certains moments, lorsqu’on les regardait, leur figure faisait penser au mufle du tigre que, parfois, Nono avait aperçu au Jardin des Plantes.

D’autres, plus jeunes, étaient armés d’arbalètes, couverts seulement d’une casaque de buffle, sur la tête un chaperon, avec une plume de faucon sur le côté. Leur double physiono-