Page:Grave - Les Aventures de Nono.djvu/258

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C’étaient des sortes d‘intendants, pris parmi les ouvriers, et que l'on payait un peu plus pour cela, qui prenaient leurs intérêts, et surveillaient le travail.

Nono qui eut l‘occasion de rencontrer de ces intendants par la suite, leur trouva une physionomie partie humaine, partie loup, partie chien de berger.

Ceux qui ne possédaient pas d’usines étaient propriétaires de champs, de bois, et de prés à la campagne qu’ils donnaient à cultiver à d’autres intendants qui faisaient travailler les paysans. Quand ceux-ci avaient moissonné, vendangé, venait l’intendant du maître qui prenait la meilleure partie de la récolte, leur laissant à peine de quoi ne pas crever de faim.

D’autres possédaient des maisons. — Celui auquel appartenait celle où logeait le tailleur, en possédait à lui tout seul plus de cent dans Monnaïa. — Et ceux qui n'avaient pas de maison, étaient forcés de payer ce qu’on leur demandait pour avoir le droit d’habiter un petit coin.