Page:Grave - Les Aventures de Nono.djvu/262

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D’autres ne tardaient pas à mourir, ne pouvant traverser cette crise qui transformait leur physionomie.

C’était là, la première mue. Ils prenaient ensuite facilement la physionomie de tigre qu‘ils devaient ensuite garder toute leur vie.

Cependant, à l’armée, il y en avait qui n’arrivaient jamais à prendre complètement cette physionomie. Ils prenaient celle de la fouine, du lévrier, du basset. On en faisait alors des employés aux gabelles, des exempts. Il y avait une espèce d’exempts qui ne portaient pas d’uniforme, et qui avaient pour mission de se mêler à la population dans les rues, aux ouvriers dans les ateliers, au cabaret, et de rapporter tout ce qu’ils entendaient aux ministres de Monnaïus. Ceux-là prenaient une physionomie partie basset, partie furet ; comme le putois, ils dégageaient une odeur puante qu’ils n’arrivaient à cacher qu’à force de précautions. Mais il fallait une grande habitude des physionomies pour les distinguer.

Du reste, toutes ces différences de physio-