Page:Grave - Les Aventures de Nono.djvu/261

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acheter une maison, soit à créer une usine. Et lorsque ces pensées le tourmentaient, il semblait à Nono que la partie ovine de sa physionomie faisait place à celle d'un vautour.

Au cours d’une de ces conversations, Nono lui expliqua la remarque qu‘il avait faite lors de son arrivée à Monnaïa : les doubles et triples physionomies qu’il avait observées chez ses habitants.

Le tailleur lui expliqua que ces diverses physionomies commençaient à se dessiner lorsque les individus faisaient le choix d’un métier ou d’un emploi. Les enfants, par exemple, se ressemblaient tous.

Pour ce qui était des soldats, Monnaïus les choisissait parmi les enfants d’ouvriers et de paysans. Une fois habillés d’uniformes, leur physionomie commençait à prendre la ressemblance d’un boule-dogue.

Ceux qui ne pouvaient pas acquérir cette physionomie étaient envoyés au loin, dans des pays inconnus, d’où ils revenaient rarement.