Page:Grave - Les Aventures de Nono.djvu/266

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.



Les seuls bons moments de notre héros étaient ceux où un groupe d'amis du tailleur venaient passer la veillée avec eux. Parmi eux, il y en avait deux ou trois avec lesquels il sympathisait davantage, et chose singulière, quoique Monnaïens, Nono, ne leur trouvait pas cette physionomie moutonnière si caractérisée chez son patron et la plupart des Argyrocratiens.

Quand il leur racontait les joies d‘Autonomie, la douceur de Labor, les prévenances de Solidaria, tous l’écoutaient ravis, mais plus ou moins incrédules, ou affirmant que cela était bien pour Autonomie, mais que ce genre de vie serait impossible pour les Argyrocratiens, qu’il fallait des riches pour faire travailler les pauvres — c‘est ce que ne se gênaient pas de faire les riches Argyrocratiens — puis des lois, des gens d’armes, et des prisons pour ceux qui avaient mauvaise tête.

D’autres renchérissaient.

— S’il n’y avait pas d'exempts ni d’archers du guet, on vous assassinerait dans les rues, pour vous voler le peu d’argent que vous avez !