Page:Grave - Les Aventures de Nono.djvu/268

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Et peu à peu, ces discussions se répandirent dans le voisinage. Il venait des habitants des autres quartiers pour écouter raconter les jolies histoires du pays d’Autonomie.

Et tous trouvaient cela joli, tous auraient aimé à vivre dans un pays comme celui-là ; mais il y en avait peu qui dissent: « Nous pourrions vivre comme cela si nous voulions. » S’il s‘en trouvait un pour le suggérer, presque tous se trouvaient d’accord pour le trouver légèrement « toc-toc », une expression monnaïenne pour exprimer qu’un homme ne possède pas toutes ses facultés cérébrales.

Cependant ces conversations chez le tailleur ne furent pas sans transpirer dans la ville. Elles faisaient parfois l’objet des discussions à la sortie des ateliers, au cabaret. Cela vint aux oreilles du prévôt, et un beau jour — un vilain matin, plutôt — le domicile du tailleur fut envahi par les exempts du prévôt. Tout fut bouleversé, mis sens dessus dessous.

Les exempts s’emparèrent de quelques lettres que le tailleur avait reçues de parents qui habi-