Page:Grave - Les Aventures de Nono.djvu/269

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taient la province, et où on lui donnait des nouvelles de la famille, de le vache et du cochon. Le chef des exempts hocha le tête d’un air grave en les lisant, et assura que cela devait signifier quelque chose, disant au tailleur qu’il ne le laissait en liberté que grâce aux bons renseignements qu’il avait recueillis sur son compte.

Puis, au cours de ses recherches, ayant trouvé une demi-douzaine de numéros de la Gazette officielle d'Argyrocratie, il les fit joindre au dossier, hochant encore la tête, et trouvant que cela devenait grave, très grave ! Puis, lorsqu’on eut bien saccagé le mobilier du pauvre tailleur, les exempts se retirèrent, emmenant Nono qui était accusé d'avoir voulu troubler l’ordre public par des histoires de nature à exciter les citoyens les uns contre les autres, et le tailleur fut averti qu‘on le laissait libre, mais qu’il devait se tenir à la disposition de la justice.

Couvert de chaînes, Nono fut emmené à la prison de la prévôté, enfermé dans un cachot