Page:Grave - Les Aventures de Nono.djvu/270

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


éclairé par une lucarne laissant pénétrer le jour, mais l’empêchant de voir dehors.

Le prisonnier, une fois seul, se laissa tomber sur une grosse pierre placée en un coin de son cachot et se mit à réfléchir sérieusement sur les événements qui lui arrivaient à la façon d’une avalanche de tuiles. La pensée de ses parents, de ses frères et sœurs, lui revint plus vive en ce moment, et des larmes amères vinrent lui brûler les paupières à la pensée qu’il ne les verrait peut-être plus.

Dans la journée, un geôlier lui apporta une cruche d’eau et un pain noirâtre, amer et à moitié moisi. Nono que l’angoisse étreignait, ne se sentant aucune faim, n’y toucha pas, du reste.

Quand vint la nuit, il se jeta sur une botte de paille que l’on avait jetée dans un coin, et finit par s‘y endormir très tard, non sans avoir pleuré encore au souvenir de tous ceux qu’il aimait, au séjour d’Autonomie qu'il avait perdu par sa faute.

Son sommeil fut troublé par des cauchemars