Page:Grave - Les Aventures de Nono.djvu/286

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lente satire contre les institutions si justes, si saines d’Argyrocratie, n’avaient qu’un but, faire croire aux travailleurs qu’ils pouvaient se passer de maîtres — énorme absurdité qui se réfutait d’elle-même — contre laquelle on ne saurait être trop sévère — en ce qu’elle tendait à faire croire aux travailleurs qu’on les frustrait du fruit de leur travail, les excitant ainsi contre ceux qui les font vivre et sans lesquels il n’y aurait que misère et barbarie.

Puis il terminait en démontrant que l’accusé au lieu de chercher à mériter l’indulgence du tribunal, avait au contraire poussé le cynisme à son comble, en parlant de l’auguste monarque en termes irrespectueux. Il se rassit en demandant la peine de mort contre l’accusé.

Un des personnages habillés de noir à tête de perroquet et qui était assis à une table devant Nono, se leva à son tour.

Lui aussi proclama la grandeur du pays d’Argyrocratie, l’austérité et la justice de ses lois, la légitimité des biens de ceux qui