Page:Grave - Les Aventures de Nono.djvu/31

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qu’en traversant une clairière, son attention fut attirée par une scène palpitante : un petit pinson, dont les pépiements annonçaient la détresse, se tenait sur une branche, essayant de se cacher. Son corps était agité d’un tremblement convulsif, ses yeux fixés sur un émouchet qui, après avoir plané un instant dans les airs, commençait à descendre en spirales de plus en plus serrées pour fondre sur la pauvre bestiole affolée.

Prompt comme la pensée, Nono leva sa badine et comme l’émouchet allait atteindre sa proie, d’un coup sec il le jeta à terre la poitrine brisée.

La peur avait tellement paralysé le pinson qu’il était tombé à terre, le corps agité de petits frissons. Nono le ramassa tout palpitant et le prit délicatement dans ses mains en l’embrassant.

Peu à peu l’oiselet se remit de sa frayeur et, par un gazouillis plaintif, fit comprendre à son sauveur qu’il désirait reprendre sa liberté.

Nono ouvrit les mains, l’oiseau agita ses ailes avant de prendre son essor ; puis, joyeux, il