Page:Grave - Les Aventures de Nono.djvu/32

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s’éleva en l’air, claironnant à son sauveur, en guise d’adieu, un chant d’allégresse.

Cet intermède avait fait oublier à notre voyageur la soif qui le pressait ; mais lorsqu’il eut vu disparaître l’oiseau, il la sentit le chatouiller un peu plus fort. Il reprit donc sa marche, continuant à quêter d’un œil inquiet quelque fruit à une branche d’arbre, et surtout si, à travers le gazon, il ne découvrirait pas une source fraîche ou il pût se désaltérer à longs traits.

Mais rien ne se présentait à ses regards déçus, qu’un insecte pris par une patte, empêtré dans les brindilles d’un buisson, étalant son ventre noir au soleil, et se démenant désespérément sans arriver à se raccrocher pour reprendre son équilibre et sortir de sa position périlleuse.

Déjà visiblement fatigué, ses efforts devenaient moins vigoureux et plus espacés. Placée au-dessus, une mésange charbonnière aiguisait son bec à la branche qui la portait, s’apprêtant à fondre sur cette proie assurée.