Page:Grave - Les Aventures de Nono.djvu/33

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Nono courut au buisson, faisant s’enfuir la mésange, et détacha délicatement l’insecte qu’il trouva être un superbe carabe des jardins, aux élytres d’un beau vert doré, aux reflets métalliques.

Le sauveteur remit à terre l’insecte qui, passant ses pattes de devant sur ses antennes, sembla lui faire un salut de remerciement avant de disparaître ensuite dans l’herbe du gazon. Et Nono reprit sa marche.

À l’angle d’un petit sentier obliquant sur la gauche de celui qu’il suivait, il retrouva son pinson perché sur un des arbres bordant le chemin. L’oiseau, qui semblait l’attendre, s’envola dans la direction du nouveau chemin.

Nono quitta le sentier qu’il suivait et s’engagea dans celui suivi par l’oiseau. Mais celui-ci se mit à battre des ailes, s’éleva en gazouillant, et alla se poster sur un arbre plus loin, semblant de nouveau attendre son sauveur.

— Tu as donc peur de moi ? fit Nono, se parlant plutôt à lui-même qu’à l’oiseau.