Page:Grave - Les Aventures de Nono.djvu/330

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Cela fit rire les deux archers qui devinrent plus sociables.

Mab en profita pour demander au petit garçon ce qu’il avait fait pour qu’on le conduisit ainsi enchaîné comme un criminel ?

Tout en pleurant, le malheureux leur raconta que ses parent étant morts, personne n’avait voulu le recueillir. Alors, il avait couru de village en village, travaillant quand on voulait l’employer, vivant d'aumônes, un peu de maraude, couchant à la belle étoile, lorsqu’on refusait ses services. Les archers venaient de l’arrêter parce qu’il n’avait pu justifier d’aucun gîte.

Ils l’emmenaient au prévôt de la prochaine ville qui, probablement, l‘enverrait en prison.

Émus de pitié, Hans et Mab demandèrent la permission de donner à ce pauvre garçon le reste de leurs provisions. Les deux archers grommelèrent bien un peu, mais ils accordèrent la permission demandée, et repartirent emmenant leur prisonnier. Penmoch, allant derrière eux en tapinois, mordit la jambe du cheval de l’un