Page:Grave - Les Aventures de Nono.djvu/333

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exténué de fatigue, personne n’ayant voulu l’employer, il était entré en une villa dont le propriétaire était à table devant un succulent dîner.

Il lui avait demandé un morceau de pain, mais l’autre lui avait répondu que c’était honteux à son âge de demander l’aumône, qu’il ferait mieux de chercher du travail, et avait appelé sa bonne pour lui fermer la porte au nez.

Rendu furieux par l’injustice de ce mauvais riche, il l’avait battu, emportant ce qu'il avait pu ramasser de victuailles sur la table, et était venu se cacher dans ce bois, dont il n’avait plus osé sortir, ayant vu les archers qui étaient à sa recherche.

Hans lui remit une poignée de monnaie pour lui permettre de gagner un endroit où il ne serait pas connu. Puis, comme partout où il passait, il lui demanda s’il n‘aurait pas rencontré Nono dont il lui donna le signalement. Mais l’autre n'avait rencontré personne qui lui ressemblât.