Page:Grave - Les Aventures de Nono.djvu/334

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Et nos quatre voyageurs (ils étaient quatre maintenant que l’hirondelle les suivait), se remirent en marche tristement.

Un jour encore, comme ils s’approchaient d’un village, près d’un enclos ils virent un rassemblement qui s’était formé.

Ils s’approchèrent, curieux de voir quelle en était la cause, et au pied d’un arbre ils virent étendu, le corps d‘un enfant d`une douzaine d’années. La figure blanche comme de la cire, les yeux grands ouverts, mais sans regard, une blessure sanguinolente sur le côté de la tête tout indiquait qu’il était mort et quelle était la cause du trépas.

Un archer interrogeait un gros paysan dont la mine vermeille annonçait la florissante santé, ainsi qu’une certaine aisance. Le rustre expliquait que, furieux de voir piller son poirier dont les plus beaux fruits disparaissaient au fur et à mesure qu'ils mûrissaient, il s’était embusqué pour surprendre les voleurs. Il avait vu le jeune garçon l’escalader ; mais lorsqu’il avait voulu courir après, le garçon s’était sauvé ; alors il