Page:Grave - Les Aventures de Nono.djvu/366

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Mab ayant demandé si Nono était dans ce couloir, le geôlier leur désigna une porte. Le cœur de nos amis battait bien fort à la pensée de voir enfin celui qu’ils cherchaient depuis si longtemps.

L’abattement était passé. De son petit air résolu, Nono se promenait dans son cachot, un peu comme un ours en cage, car ses chaînes ne lui permettaient pas de faire grand chemin. Mais les amis durent s’arracher de la porte, le geôlier les pressant d’aller plus loin.

Et il les fit pénétrer dans les jardins que les dignitaires de la prévôté s’étaient réservés, où ils faisaient cultiver pour eux, par les prisonniers, des fleurs et des légumes.

Puis, il les entraîna dans une cour où prenaient jour les meurtrières des cachots, et montra aux visiteurs un espace étroit où on permettait aux prisonniers de venir, une heure par jour, prendre l’air.

Hans fit quelques questions pour savoir quels étaient les cachots dont les meurtrières donnaient sur cette cour, car les détours dans la pri-