Page:Grave - Les Aventures de Nono.djvu/46

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dans une île pourvue de gibier, de fruits comestibles ; dans sa promenade Nono, à part les petits oiseaux, n'avait rien vu de mangeable ; comme arme et outil, il possédait tout juste un petit canif incapable d'abattre des arbres, de scier des planches et d'attraper un merle au vol.

Et il en revenait toujours au point de départ de ses réflexions : Pourquoi se trouvait-il là tout seul ? Où étaient ses parents, ses frères, sa sœur ? Décidément, il y avait quelque chose d'incompréhensible dans son cas.

Complètement absorbé dans ses réflexions, Nono ne percevait plus rien de ce qui se passait près de lui, lorsqu'il en fut tiré par un bourdonnement fort et prolongé que produisait une abeille voltigeant autour de lui afin d'attirer son attention.

Et, nouvel étonnement de Nono, ce bourdonnement, d'abord confus, indistinct, prenait peu à peu forme de langage et lui devenait intelligible.

— ... « Calme ton chagrin », lui semblait-il