Page:Grave - Les Aventures de Nono.djvu/57

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Nono, car voici ce qu'il crut comprendre :

— Jeune enfant, je suis celui que tu as secouru pendant que j'étais en danger. Sans t'en rendre compte, tu as mis en pratique la grande loi de solidarité universelle qui veut que tous les êtres s'entr'aident les uns les autres. Nous ne pouvons, comme les abeilles, t'offrir un régal, fruit de notre travail ; mais voici des fraises et des framboises excellentes, cueillies à ton intention. Elles te plairont, j'espère, et compléteront le champêtre repas offert par nos sœurs. »

Et ayant fait un signe, les porteurs vinrent déposer leurs fardeaux aux pieds de celui auquel ils étaient destinés.

Mais avant d'aller plus loin, je vois un sourire d'incrédulité se glisser sur les lèvres de mes jeunes lecteurs ; je les entends se chuchoter que mon orateur a pris une drôle de position pour prononcer son discours. Vous ne voyez pas très bien votre maître d'école faisant sa leçon en marchant sur les mains, ou votre proviseur, à la distribution des prix, prononçant