Page:Grave - Les Aventures de Nono.djvu/94

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zaine d’enfants sans plus d’efforts qu’une baguette d'osier, les bâches qui formaient la tente, malgré leur poids, étaient soulevées et tendues sans le moindre effort apparent.

Ces lutins étaient de petits hommes tout contrefaits, pas très beaux à voir, couverts de capes rouges, comme Nono en avait vu dans les livres de contes qu’il avait lus ; mais lestes comme des singes, forts comme des bœufs et, malgré leur aspect peu aimable, de très joyeux compagnons au fond, aimant parfois, à faire quelques farces. Là, entre autres, Dick occupé au dressage d'un mât, ayant déjà taquiné l’un d‘eux, qui se trouvait près de lui, s‘amusa de nouveau à le tirer par sa cape. Le lutin parut ne rien sentir mais s’arrangea de façon à agrafer la culotte de Dick au mât qu‘on levait en ce moment. Et Dick suspendu en l’air, agitait bras et jambes comme une araignée au bout d'une ligne. On se dépêcha de le sortir de cette position périlleuse. À part cet incident, tout alla bien, et, en très peu de temps, la salle de spectacle fut improvisée, avec trapèzes, anneaux,