Page:Grave - Les Aventures de Nono.djvu/96

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Et, suivis des enfants, ils se dirigèrent vers le perron, où chacun prit la place qui lui convenait.

Lorsque chacun fut assis et que le silence se fut établi, un orchestre invisible se fit entendre, préparant ainsi la venue des artistes.

À peine eut-il égrené ses dernières notes que les artistes parurent.

Ils étaient cinq. Quatre d’entre eux à ressemblaient à d’énormes grenouilles aux tons verts et jaunes ; le cinquième, plus petit, s'était affublé de la peau d’une rainette verte.

Se plaçant en ligne, face au perron, ils firent un salut à l’assemblée, ouvrant une grande gueule et des grands yeux bêtes qui firent rire aux éclats tout ce petit monde.

Puis ils commencèrent, aux anneaux, ensuite aux trapèzes, une série de tours qui faisaient ressortir la grâce et la hardiesse des artistes. La petite rainette qui, certainement, était le clown de la troupe, reprenait les mêmes tours en les chargeant d’une façon si comique, que ce fut elle qui eut la plus grande part des applaudissements.