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troisième volume 1920-1928


Participation à maints congrès

J’irai fréquemment à Ottawa. J’y prononce même deux con¬ férences en 1926 ; l’une devant les instituteurs bilingues de l’est de l’Ontario, réunis en congrès dans la capitale ; l’autre, ai-je dit, devant le Cercle littéraire de l’Université d’Ottawa. Je passe aussi par les collèges : L’Assomption, Sainte-Thérèse, Joliette, Sainte-Marie, Saint-Laurent, Saint-Hyacinthe, Sherbrooke, Nicolet, Sainte-Anne-de-la-Pocatière, Saint-Jean-sur-Richelieu, Trois-Rivières ; le Couvent d’Hochelaga, l’Ecole de Réforme de Montréal, le Cercle Jeanne-d’Arc (Montréal), etc. Et il me faudrait ajouter mes courses à travers la province. Dans L’Action française, je relève à tout le moins ces quelques noms de lieux visités : Boucherville, Hull, Mégantic, Montmagny, Coaticook, Famham, Buckingham. Liste toutefois bien incomplète. Je fais plusieurs courses en Nouvelle-Angleterre. En 1922 je prononce à Lowell, au Congrès de la Fédération catholique des Sociétés franco-américaines, un discours sur l’Amitié française d’Amérique, discours mis en brochure et dont les Franco-Américains retiennent 10, 000 exemplaires. Je parle une couple de fois à Boston, devant la Société historique franco-américaine, puis à Worcester, à Manchester, à Woonsocket. Les chefs de la résistance en Nouvelle-Angleterre me convoquent ; ils veulent se renseigner sur le réveil de la province de Québec et sur des moyens d’action d’emprunt possible. En 1924, je réponds à l’appel de nos amis de la péninsule ontarienne de Kent et d’Essex. Je prononce une causerie à un banquet qui m’est offert, le 6 avril, à l’Hôtel Prince-Edouard de Windsor, et on me fait entreprendre une tournée de conférences dans les paroisses canadiennes-françaises de la région : Tilbury, Chatham, Belle-Rivière, Pointe-aux-Roches, Pointe-aux-Bouleaux, Paincourt, Rivière-aux-Canards. L’Action française (XI : 297-309) a conservé, sous mon pseudonyme de Jacques Brassier, une relation de mon voyage. Je répondais, cette fois, à l’invitation de deux de mes anciens camarades de Sainte-Thérèse, Mgr François-Xavier Laurendeau[1], devenu curé de Ford City, et l’abbé Alfred Émery[2], curé de Paincourt, deux de ces trois amis et confrères

  1. Voir la note 26 du premier volume.
  2. Voir la note 24 du premier volume.