Page:Guillot - Le dit des rues de Paris (1300), préface, notes et glossaire de Mareuse, 1875.djvu/105

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La rue Anquetil-le-Faucheur[1] ;
La maint un compains tencheeur.
En la rue du Temple[2] alai
Iſnelement ſanz nul délai :
En la rue au Roy-de Sézille[3]
Entrai ; tantoſt trouvai Sedile,

  1. De la rue (Vieille) du Temple à la rue du Bours-Tibout.

    Appelée aussi rue Augustin-le-Faucheur, rue Otin-la-Fauche, etc., etc., elle prit, au milieu du dix-septième siècle, la dénomination de rue de la Croix-Blanche, qu’elle tirait d’une enseigne. Elle a été supprimée pour l’élargissement de la rue de Bercy, devenue, à son tour, rue du roi de Sicile.

  2. De la Grant-Rue-de-la-Porte-Baudeer à l’enceinte.

    Cette voie est la rue Vieille-du-Temple actuelle, qui s’est appelée aussi rue Culture-du-Temple, rue de l’Égoût, rue Barbette, parce qu’elle aboutissait à la porte Barbette. Le nom de Vieille-du-Temple a prévalu.

  3. De la Grant-Rue-de-la-Porte-Baudeer à la rue du Temple.

    Cette rue tire son nom de Charles, comte d’Anjou, frère de Saint-Louis et roi de Sicile, qui y avait son hôtel. Cet hôtel, appelé Palais de Sicile, devint plus tard la prison de la Force, et subsista jusqu’en 1851.