Page:Gustave Flaubert - La Tentation de Saint-Antoine.djvu/505

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La Paresse.

… et tu dorirais étendu sur les toisons de tes brebis !

Silence.

L’Envie.

Reprend : pourquoi n’achetais-tu pas une charge de publicain au péage de qulque pont ? Tu auris vu, de temps à autre, des voyageurs qui t’auraient conté des nouvelles… des étrangers drôlement vêtus… des soldats qui aiment à rire.

L’Avarice.

Tu aurais sculpé des images pieuses pour les endre aux pèlerins, et tu aurais mis l’argent dans un pot, que tu auraisenfoui en terre dans ta cabane.

ANTOINE.

Non !… non !… La Colre.

Il te falait une épée lourde battant ton mollet u ! -u aurais avec tes hardis compagnons !

Travers 2 les for 8 ts sombres ! Camp 2 sur la bruy 7 re et bu l 4 eau des fleuves barbares.

ANTOINE.

Non !… non !… L’Orgueil.

Si l’orgueil de ta vrtu ne t’avait pas eté dans l’ignorance qui t’enferme, tu seras un sage maintenant, un octeur, un maître !

La Logique.

Tu saurais la cause des éclipes et des maladies, la vertu des plantes, le clcul des étoiles, la terre, le ciel… L’Orgueil.

Les rois curieux de ta parole te feraient asseoir à lurs ctés.