Page:Guy de Maupassant - Une vie.djvu/245

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.


épouvantée à la pensée de tout ce qui pouvait survenir de pénible dans sa maison tranquille à présent ; et elle feignit de ne pas savoir ce que l’abbé voulait dire. Alors il n’hésita plus et parla clairement.

— C’est un devoir pénible que je vais accomplir, madame la comtesse, mais je ne puis faire autrement. Le ministère que je remplis m’ordonne de ne pas vous laisser ignorer ce que vous pouvez empêcher. Sachez donc que votre mari entretient une amitié criminelle avec Mme de Fourville.

Elle baissa la tête, résignée et sans force.

Le prêtre reprit : « Que comptez-vous faire, maintenant ? »

Alors elle balbutia : « Que voulez-vous que je fasse, monsieur l’abbé ? »

Il répondit violemment : « Vous jeter en travers de cette passion coupable. »

Elle se mit à pleurer ; et d’une voix navrée : « Mais il m’a déjà trompée avec une bonne ; mais il ne