Page:Héricourt - La Femme affranchie.djvu/36

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possible par l’éducation, et qui est accomplie par l’activité et la liberté.

Dans nos rapports avec nous-même, comme ensemble de facultés : Droit légitime de chacune d’elles à s’exercer ; Devoir de toutes à se soumettre à l’approbation et au contrôle de la Raison, en chacun de nous principe d’Ordre.

Dans nos rapports avec la nature, Droit de possession concédé par nos besoins et par notre titre de pouvoir harmonisant du globe ; Devoir envers les créatures sensibles qui sont en notre puissance.

Dans nos rapports avec nos semblables. Droit et Devoir réciproques ; limitation de la liberté individuelle par la liberté individuelle, égale en autrui, ou formation de l’équilibre des droits semblables dans l’égalité. En conséquence, reconnaissance des principes suivants :

Tout être humain est, de Droit, libre et autonome, jusqu’à la limite de la liberté et de l’autonomie d’autrui ;

Tout être humain a un droit égal aux éléments intellectuels acquis à la société, et aux institutions générales ;

Tout être humain a Droit à la rémunération équitable du travail qui pourvoit à ses besoins ;

Tout être humain majeur a la même dignité civile. Toutes les fonctions publiques lui sont accessibles sans autre formalité que le concours, ou le choix des co-associés.

Dans aucune de ses stipulations, l’être humain ne peut traiter de sa personne, de sa liberté. Ses engagements sont personnels. Tout être humain étant égal aux autres devant le Droit naturel, civil et économique, est, en principe, égal aux autres devant