Page:Hafiz - Quelques Odes, traduction Nicolas, 1898.djvu/36

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Notre fortune, endormie comme elle est, se réveillera-t-elle parce que des gouttes de vos joues vermeilles auront perlé sur nos yeux ?


Envoyez-nous par le zéphyr un bouquet cueilli sur vos joues fleuries, peut-être qu’alors nous pourrons respirer le parfum de la poussière du seuil de votre porte.


Je fais des vœux pour l’éternité de votre existence, ô échanson du festin de Djem[1], bien que ma coupe n’ait pas été remplie durant vos libations.


Ô Zéphyr, dis de ma part aux habitants de Yezd : Puissent les têtes des ingrats servir de boules à leur jeu de mail !

  1. Djemchid, ancien roi de la Perse.