Page:Hafiz - Quelques Odes, traduction Nicolas, 1898.djvu/74

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Mon cœur se détache de la Mosquée, il rejette ce froc fait d’hypocrisie. Montrez-moi la taverne, oh ! dites-moi où est ce vin limpide ?


Le beau temps de la présence de ma mie est passé, puisse ce ravissant souvenir demeurer dans mon esprit ! Mais elle, elle, animée d’une vaine colère, où est-elle allée ? Qu’est-elle devenue ?


Un cœur indifférent, quel plaisir trouve-t-il à contempler les charmes de l’objet chéri[1] ? Quelle différence entre des flambeaux éteints et la lumière resplendissante du soleil ?


Regarde ce menton arrondi comme une

    retrouve chez Kheyyam le même genre d’ironie, mais beaucoup plus tranchante.

  1. La Divinité.