Page:Hafiz - Quelques Odes, traduction Nicolas, 1898.djvu/84

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Le zéphyr du séjour céleste souffle et traverse la prairie. Oh ! buvez ! buvez ! buvez constamment du vin limpide.


Les fleurs entrelacées forment un trône d’or sur le gazon ; oh ! profite d’un tel moment, jouis de ce vin couleur de feu.


Désormais la porte de la taverne est fermée, ouvre-la, toi qui ouvres toutes les portes[1].


Il est étrange qu’en une saison pareille l’on mette tant d’empressement à fermer les portes de la taverne.


Si, comme Alexandre, tu prétends à la

  1. Allusion à un passage du Koran où Dieu est qualifié d’ouvreur de toutes les portes.