Page:Hardouin - La Detenue de Versailles en 1871.pdf/153

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J’attendis avec calme la délibération du jury militaire qui se tenait au rez-de-chaussée. On nous fit descendre.

Encore une fois on nous demanda nos noms, etc.

Voyant là du papier et de l’encre, je demandai à écrire à mon mari, et je demandai quelle adresse je devais lui donner.

— Les Chantiers, à Versailles, me dit l’un des officiers ; c’est là que vous irez dormir ce soir.

Cette dernière lettre, que le bureau se chargea de faire parvenir, arriva enfin à son adresse.

On donna l’ordre aux gendarmes de nous conduire au Grenier-d’Abondance, prison des Chantiers. Les gendarmes étaient six, nous étions cinq femmes, nous entendîmes l’officier factotum donner l’ordre de mettre une cartouche dans les fusils.

Nous dûmes reprendre le chemin que nous venions de parcourir, car les Chantiers touchent la gare où nous avions débarqué. Pourquoi nous avait-on menées à l’Orangerie ?


Paris. — Typ. Collombon et Brûle, rue de l’Abbaye, 22.