Page:Helvétius - Œuvres complètes d’Helvétius, tome 1.djvu/216

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


être qu’un des organes de la sensibilité physique : le principe qui sent en nous doit être nécessairement le prin-

    probable ici-bas, où les menteurs sont si communs, et les prodiges si rares.

    Alors les hommes, qui le plus souvent ne different de sentiment que par l’impossibilité où ils sont de trouver des signes propres à exprimer les divers degrés de croyance qu’ils attachent à leur opinion, se communiqueroient plus facilement leurs idées, puisqu’ils pourroient, pour m’exprimer ainsi, toujours rapporter leurs opinions à quelques uns des numéro de ces tables de probabilités.

    Comme la marche de l’esprit est toujours lente, et les découvertes dans les sciences presque toujours éloignées les unes des autres, on sent que les tables de probabilités une fois construites, on n’y feroit que des changements légers et successifs, qui consisteroient, conséquemment à cette découverte, à augmenter ou diminuer la probabilité de certaines pro-