Page:Henri IV - Lettres Missives - Tome1.djvu/55

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que vous luy ferés volontiers ce bien en ma faveur, je ne la vous feray plus longue, et feray fin, priant Dieu, mon Cousin, qu’il vous ayt en sa saincte et digne garde. De la Rochelle, ce xxive jour de janvier 1571.

Vostre bien bon cousin et meilleur amy,
HENRY.


1571. — 6 février.

Orig. – B. R. Fonds Béthune, Ms. 8733, fol. 15 recto.


À MON COUSIN MONSR LE MARQUIS DE VILLARS,

GOUVERNEUR ET LIEUTENANT POUR LE ROY MON SEIGNEUR (EN MON ABSENCE) DU PAYS DE GUYENNE.

Mon Cousin, Je vous escrivis dernierement en faveur de Lacroix, chevaucheur d’escurie du Roy, lequel ayant esté pendant les troubles, en haine de la Religion, privé de son estat, et un aultre pourveu au lieu d’iceluy, vous auroit presenté requeste pour y estre, suivant l’edict de pacification, reintegré. Laquelle, ainsi qu’il m’a donné entendre, vous auriés renvoyée aux commissaires, qui, sans l’ouïr, l’en ont debouté, disant qu’il leur a appareu ledict Lacroix n’avoir poinct esté demis pour le faict de la Religion ; Et pour ce que j’entends que ce fait-cy est vague, et recommandé d’ailleurs en faveur de sa partie, je vous en ay bien voulu escrire encore ceste fois, afin que vous veuillés escouter et entendre son droict ; et où il se trouvera aulcune malversation contre luy, il se soubmest d’estre, non seulement privé mais puny, comme son delict meritera. Je vous prie de luy satisfaire pour l’amour de moy en cest endroict, puisqu’il ne demande que justice ; et, comme vous l’avez tousjours eue en recommandation, la luy faire administrer. Et je supplieray le Createur, mon Cousin, qu’il vous ait en sa saincte garde. De la Rochelle, ce vje de febvrier 1571.

Vostre bien bon cousin et meilleur amy,
HENRY.