Page:Henri IV - Lettres Missives - Tome6.djvu/353

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'&Q` _ DE HENRI IV. Shi C A ANNÉE 1605 `I C I [.1605.] — A JANVIER. Orig. autographe. -- Archives de M. le général de la Loyère. Imprimé. —_OEconomie.s royales, édit. orig. t. II, ch. 50. — ` ' `A MON COUSIN LE MARQUIS DE BOSNY. - Mon Cousin, Jevous fais _ce mot pour vous dire que au premier comptant que vous feres au tresorler de mon espargne, vous em- ployés d_ans icelluy la somme de trente mil livres d’une part, de la— quelle _i'ay faict don à ma femme ; de neuf mille à mm la comtesse de Moret'; aux femmes de chambre de 1na femme, de quinze cens livres ; `et,à m“‘° de Monglat, pour distribuer aux nourrices de mon fils, de _ ma lille et de mes autres enfans, pareille somme de quinze cens livres, de laquelle je leur ay faict don pourleurs estrennes de la presente année. A Dieu, mon amy. Ce lllje janvier, à Paris 2. I HENIIY. ‘ Jacqueline de Bueil, lille de Claude dont une intrigue assez perfide lui [it per- de Bueil, seigneur de Courcillon, et de dre la`.f’aveur.‘, Catherine de Montecler, avait pris la place En cette même année 1605, on voit en- cle la marquise de Verneuil pendant la trer dans les pages de Henri IV, un jeune courte clisgrâce de celle-ci. Henri IV la seigneur de la maison de Bueil, parent lit comtesse de Moret. Elle avait été 1na- de la comtesse de Moret, et qui devint, riée, _ pour la forme,', avec Philippe de sous le nom de Racan, une des premières Harlai, co1nte de Cési, les précautions gloires de l’Académie francaise. bien prises pour empêcher entre eux toute ’ Au des de l'original, Sully aécrit : cohabitation. Après avoir cu du Roi un «Le Roy, pour mettre en un comptant lils, Antoine, bâtard de Bourbon, comte les estresnes de l’année 1605. de Moret, el_le lit casser ce mariage déri— [ . . _ I t J&l'lVlCI‘. » serre et épousa, en 1617, Bene du Bec, marquis de Vardes. Leur fils se distingue Dans les (Economies royales, les secré- par son esprit à la cour de Louis XIV, taires de Sully font précéder cette lettre,