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de l’abbaye de pontigny.

rares ces hommes de bien avec lesquels tout litige, toute suzeraineté, se termine par un généreux abandon et qui ne contestent pas avec ceux qui ont tout quitté pour Dieu, et dont les biens sont le patrimoine des pauvres. Les temps s’éloignent aussi où l’Europe paraissait ne former qu’un seul royaume catholique, dont les ordres religieux formaient comme l’immense armée permanente, et où les grandeurs de la terre s’inclinaient devant une assemblée de moines dont ils révéraient la sainteté.

Jean de Bienville mourut le 8 décembre 1421. Les auteurs de sainte Marte et Manriquez parlent seuls de deux abbés, Jean et Louis, qu’ils donnent pour successeurs à Jean de Bienville.


ÉTIENNE II.

Étienne naquit à Dijon ; il était moine et célérier de Cîteaux, Cart. de Pont. ; t. ii ; p. 30.lorsque les religieux de Quincy l’élurent pour leur abbé, en 1421. La même année, il fut transféré sur le siège abbatial de Pontigny. Jeanne de Châlons, pour se maintenir dans la possession de faire son entrée solennelle à l’élection de chaque abbé, se présenta à Étienne, T. ii, p.397.qui éleva des difficultés, s’informa au près des anciens religieux comment Jeanne de Châlons avait été reçue par son prédécesseur. Réfléchissant ensuite aux conséquences que pourraient avoir son refus, il la reçut comme avait fait l’abbé de Bienville.

Depuis un demi-siècle la guerre civile avait plongé