Page:Henry - Le Père Lachaise historique, monumental et biographique.djvu/28

La bibliothèque libre.
Aller à la navigation Aller à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.

et de sensibilité, ami de Béranger, qui lui adressait, en 1821, les vers suivants :

Des classes qu’à peine on éclaire
Relevant les mœurs et les goûts,
Par toi devenu populaire,
L’art va leur faire un ciel plus doux.
Sur ta tombe, tu peux m’en croire,
Ceux dont tu charmes les douleurs
Offriront un jour à ta gloire
Des chants, des larmes et des pleurs.

Le sarcophage de Wilhem est orné d’un large médaillon de bronze, et s’aperçoit du sentier.

Nous laissons ensuite, à droite, le monument de Pierre Gareau (74) ; puis nous rencontrons du même côté une colonne brisée dont la base est entourée de lierre : c’est le tombeau de FABRE D’OLIVET, auteur des Lettres à Sophie, du Troubadour etc., et d’un grand nombre de pièces de théâtre qui prouvent l’imagination et l’originalité de leur auteur (75).

Au bout du sentier de Chérubini nous descendons en tournant à droite vers celui de Cuvier. Nous laissons à gauche le sentier de Lallemant, puis à droite la sépulture Fradelizi, et à quelques pas de celle-ci nous apercevons du sentier, sur la gauche, le tombeau en marbre de la comtesse DE GIRARDIN.

Ce petit monument est orné d’un buste (57).

Mme DE GIRARDIN fat une de ces femmes rares qui réunissent en elles les séductions de la nature au prestige du génie. Elle mourut, en 1818, dans la splendeur de sa vie, de sa beauté et de son esprit.