Page:Henry - Le Père Lachaise historique, monumental et biographique.djvu/77

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ment de la comtesse DEMIDOFF, qui a été transféré ici de l’emplacement qu’il occupait derrière la sépulture du maréchal Mortier dans l’ilot du général Foy. Ce mausolée est tout entier en marbre blanc et d’une exécution admirable. C’est le plus riche du cimetière (249 et 253).

Nous rencontrons ensuite, du même côté, une grande chapelle qui renferme les cendres d’Antoine PERRY, époux de la comtesse Julie DFE PAHLEN (248). A l’intérieur de cette sépulture, dont l’entrée se trouve de l’autre côté, on voit un magnifique bas-relief en marbre, représentant la comtesse Julie agenouillée devant le monument de son mari. Cette touchante allégorie est d’une exécution remarquable.

En face de la sépulture Perry se trouve celle des familles LAPLAGNE et DUPIN, qui renferme M. LACAVE-LAPLAGNE, député et ministre des finances sous Louis-Philippe.

En continuant, nous voyons à gauche la sépulture gothique de la famille Malher, en pierre jaunâtre de Château-Landon. On y lit quelques vers qui expriment de belles pensées, tels que ceux-ci :

La tombe est un nid où l’âme
Prend des ailes comme l’oiseau.
En avançant dans notre obscur voyage

· · · · · · · · · · · · · · · · ·

En deux moitiés notre âme se partage,
Et la meilleure appartient au tombeau.


C’est bien vrai !